Les cartes

15 novembre 2015

Viens, on s'aime

Le 7 janvier 2015, c'est sur Un An Au Québec que j'écrivais Je suis Charlie. 
Aujourd'hui, c'est ici que j'écris "Viens, on s'aime". 

Viens, on s'aime. Parce qu'après un évènement pareil, on prend conscience que finalement, nos petits soucis quotidiens ne sont pas si importants. Parce que ça aurait pu être toi, moi et parce que ce fut eux. 

Viens, on s'aime. Parce qu'il n'y a pas eu que Paris, mais Beyrouth aussi, deux jours avant. Et qu'on en a très peu parlé.

Viens, on s'aime. Parce que voir les photos des rassemblements, notamment à Québec, m'a mis les larmes aux yeux. Parce que dans ces moments-là, la solidarité fait partie intégrante de notre monde, mais que ce serait bien d'être solidaires tout le temps. Partout.

Viens, on s'aime. Parce que ça me met hors de moi de voir fleurir les amalgames sur les réseaux sociaux... 
Des pétitions pour interdire l'entrée des migrants syriens au Canada: ces gens-là sont des réfugiés politiques! Ils fuient leur pays parce que ce qu'on a vécu vendredi à Paris, c'est leur quotidien. Ils n'ont pas eu le choix! 
Des discours violents contre les musulmans en général: parce qu'un groupe de sombres débiles  fanatiques interprète les textes religieux comme bon lui semble, tout le monde est à mettre dans le même panier? Ne confondez pas religion et extrémisme.

Viens, on s'aime. Parce qu'on a vécu l'angoisse de l'attente, et le soulagement à chaque "Je vais bien". Parce que d'autres n'ont pas eu cette chance.

Viens, on s'aime. Parce qu'en allant faire un tour au parc à côté de chez moi ce matin, j'ai rarement vu autant de monde... Parce que la vie continue et qu'on ne se terrera pas chez nous.

Viens, on s'aime. 
On arrête de se prendre la tête pour rien, on prend plutôt ses proches dans les bras. 
On profite les uns des autres. 
On profite de chaque moment. 
Ensemble.


Je vous aime.





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